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Blog franco-nippon à tendance freak NSFW. Humeurs, monologues, nostalgie en barre, WTF et amour du beau. Édition 2012.

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Une histoire d’Internship VISA et de consulats japonais

Malgré le post-it du haut vois-tu, je suis encore en France. Je suis en instance de procédure de VISA. Parce que quand tu veux aller au Japon pour le boulot, il existe plusieurs façons de faire, et pas des moindres. Le fameux Working-Holiday, VISA salvateur pour plusieurs milliers de geeks en détresse, le Working VISA tout court, pour les expat’ et les gens talentueux, et le VISA Internship, pour les gens comme moi, en stage t’as vu.

Le VISA Internship, au fond, c’est pas vraiment compliqué. Et c’est déjà énorme qu’il existe étant donné que le mot « stage » n’existe même pas en termes nippon et qu’ils ont été contraints d’importer le mot américain.

Donc, je te disais, c’est pas vraiment compliqué, il faut juste que ton école ou ton université puisse te délivrer une convention de stage en bonne et due forme, quelques dizaines de papiers chiants à remplir et à faire remplir à ton entreprise d’accueil, un peu d’huile de coude, un chèque d’une vingtaine d’euros, une photo et un passeport valide. C’est tout. Pas besoin de lettres de motivation évidemment. Par contre, il faudra prouver que tu as toutes les ressources nécessaires pour subsister dans le chaos japonais : et par « ressources », j’entend pognon, cela va de soi. Enfin, il te faudra tes billets d’avion, surtout le retour, histoire de dire à ces messieurs de l’immigration qu’en cas de problème(s), tu ne seras pas une charge de plus pour les finances endettées de l’État japonais.

Bah du coup, là, je rassemble. Phase la plus chiante s’il en est, il ne faut rien oublier et chaque oubli rallonge le délai d’obtention d’une semaine au moins étant donné que l’échange de papiers se fait directement entre l’entreprise et le stagiaire et que même via Fed Ex, ça peut prendre plusieurs jours ouvrés en fonction des week-ends, grèves et autres volcans islando-chinois.

Voici la liste des documents nécessaires pour l’obtention d’un VISA Internship via le consulat japonais de Marseille (les papiers étant sensiblement différents de ceux nécessaires à l’ambassade de Paris); pour la peine, j’ai laissé mes notes sur certains points ambiguë :

  • Passeport valide
  • 1 formulaire de demande de visa (les signatures figurant sur le passeport et le formulaire doivent être uniformes)
  • 1 photographie d’identité (de bonne qualité datant de moins de 6 mois)
  • Certificat de scolarité (de l’année en cours)
  • Convention de stage tripartite. (La convention doit comporter les signatures et cachet de l’université française et de la structure d’accueil japonaise ainsi que la signature du demandeur de visa.)
  • Attestation de stage obligatoire (en tête et cachet obligatoire)
  • 3 derniers relevés de compte bancaire du demandeur (2500€, voire (+) une lettre des parents ou tuteur pouvant supporter la charge financière au cas où le montant de la gratification ne serait pas assez élevé)
  • Réservation du billet d’avion aller et retour (e-tickets acceptés)
  • Shoheiryuusho (PDF que l’on peut trouver sur le site officiel du Ministère des Affaires Etrangères japonais; ces documents diffèrent de ceux demandés par l’ambassade japonaise de Paris) (la rémunération doit être indiquée)
  • Brochures ou copies du site internet de l’entreprise d’accueil
  • Un chèque (22 euros, et quelques centimes)

Il existe néanmoins une méthode bien plus simple pour obtenir ce VISA, sans passer par tous ces papiers chiants : ça s’appelle Certificate of Eligibility. C’est un simple formulaire à retirer, par l’entreprise d’accueil, au bureau d’immigration le plus proche de ses bureaux. Il faut y indiquer un maximum d’informations (civiles, statuts, objectifs, etc.), le faire valider puis l’envoyer au stagiaire dans son pays de résidence. Et là, la vie est on ne peut plus simple : se rendre avec ce formulaire, un passeport valide et trois photos dans le consulat le plus proche et tu obtiendras ton VISA en moins de trois jours étant donné que l’autorisation a déjà été donnée par le Ministère des Affaires Etrangères japonais dès l’étape précédente.

Hélas, peu d’entreprises ont connaissance de cette méthode, ce qui a le tort de rallonger les procédures en local, les consulats ou ambassade pouvant être overbooked selon les périodes de l’année.

Bref, loin d’être compliquée, la quête du VISA Internship peut être un véritable sacerdoce si tu es pris par le temps, les échanges de documents n’étant pas forcément évidents : il faut alors prendre bien soin de s’occuper de ces démarches suffisamment de temps à l’avance pour organiser son départ dans de bonnes conditions.

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Posted By Mx3M

Je t'aurai bien collé un Lorem Ipsum pour t'expliquer en latin l'inénarrable histoire de ma vie mais je risque de m'attaquer le cerveau avec des relents de culpabilité. Non, le mieux c'est que tu découvres qui je suis par toi-même, en lisant quelques billets d'Unko.fr; un blog que j'anime trimestriellement, une fois par semaine, tous les ans, à heure fixe.