25.fév.2010 Test de l’Asus UL30VT ou comment j’ai switché de Mac à PC
Test du nouvel UL30VT; un ultra-portable sous Windows 7 signé Asus.
Si tu me suis sur Twitter, tu sais que j’ai reçu lundi matin un nouvel ordinateur de type portatif que j’attendais depuis un moment (et là, je ne parle pas de ma commande, puisque Materiel.net est un site sérieux et rapide mais plutôt que j’hésitais depuis un bon bout de temps; tu vas comprendre pourquoi dans la suite de ce billet). Je recherchais un ordinateur léger, compact, abordable ($$), doté d’une bonne autonomie, au design sympa et… ben tout ça à la fois, c’est déjà pas si mal vois-tu.
Il y a encore quelque mois, l’ordinateur qui aurait pu correspondre à ces qualificatifs aurait pu être un Macbook. Car, oui, je suis un adepte de la marque pommée depuis presque 8 ans. Et aussi parce que j’ai toujours été très satisfait de mes portables Macintosh (iBook G4 et Macbook Pro ancienne génération). Néanmoins, j’ai découvert il y a peu la surprenante nouvelle version de Windows, à savoir Seven, plus stable et plus ergonomique (grâce à quelques bonnes idées piquées à iPapy) que Windows Vista.
La vérité, c’est aussi que je rechigne à travailler sur la suite bureautique d’Apple, dénommée iWork et que la suite Office Mac est une vraie daube innommable. J’arrive dans une période où les pépétés et autres doqses rythment mes journées. Présentations, rapports, courriers: j’ai beau les vomir, je ne peux malheureusement pas y réchapper. C’est ainsi que j’ai décidé de switcher; mais à l’envers : quitter le monde clair et lumineux de Mac OS X pour un environnement plus obscur, presque has been : Windows.
Tu vas me dire : « oui mais, tu peux aussi acheter un Macbook et installer Windows si tu veux bosser sur Office, via Parallel ou Bootcamp ». Ce à quoi je répondrai que la batterie du Macintosh ne tiendrait pas le choc de cet OS suceur de Watts. J’ai donc fait le pari fou de trouver un ultra-portable sous Windows 7, qui en plus d’être à peu près joli, puisse m’offrir une grande autonomie (+ de 6h) et une portabilité à toute épreuve à un prix inférieur à 700€.
Je vais t’annoncer tout de suite la nouvelle : j’ai échoué. Oui, car mon nouveau joujou m’a coûté 750€. Je suis donc hors-budget, mais peu importe. Toutes les autres conditions ont été à peu près respectées : voyons ça.
Je te parle donc de l’Asus UL30VT (là, on va passer au vouvoiement, plus pratique). Sous ce nom sacrément sexy se cache en fait la deuxième version d’une nouvelle série lancée par la marque asiatique en 2009 : les UnLimited Series. Cette nouvelle version embarque désormais une carte graphique dédiée (GeForce G210M) qu’il est possible de désactiver à la volée pour gagner en autonomie. Le système détecte alors automatiquement le chipset Intel et n’a pas besoin d’un quelconque reboot pour continuer à tourner. Tout est automatique et relativement fluide. La série VT est sorti en France en janvier 2010.

La grande force de cet ultra-portable, c’est son architecture assez novatrice. Je m’explique : Windows étant assez gourmand en ressource, Asus a eu la présence d’esprit d’ajouter aux nouveaux processeurs ULV d’Intel (Ultra Low Voltage), le SU7300 en l’occurrence, un petit ajout logiciel permettant d’allouer, en continu, autant de ressources énergétiques que votre utilisation en nécessite. En gros, vous êtes sur batterie, en train de préparer une présentation, vous n’avez qu’à enclencher le mode Office pour économiser votre charge. Après quelques jours d’utilisation, j’ai pu constater que si ce modèle ne respecte pas forcément ses engagements de départ (Asus annonce 12h max.), il atteint quelque chose de tout à fait correct dans son Energy Mode le plus économique, à savoir le Battery Saving (10h constatée). Attention aux fausses promesses ceci dit, le Battery Saving est un mode, par défaut, extrêmement désuet (pas de thème Aéro, une luminosité moyenne, et un processeur très faiblement sollicitable). En conséquence, inutile d’espérer de faire du Adobe Première entre deux PPT avec cette fonction. C’est en revanche fort agréable lorsque vous devez bosser pendant plusieurs heures sans une prise de courant à proximité (on peut imaginer le train ou l’avion, là, tout de suite, oui).
Concrètement, dans le cas d’une utilisation beaucoup plus classique (Wi-Fi activé, luminosité à 70% mini, surf, bureautique, musique), l’UL30VT tiendra ses 7h haut la main. Alleluia, on aurait cru que les utilisateurs PC n’auraient jamais eu le droit à plus de 2h30 d’autonomie avant l’invention des batteries 96 cellules, semi-remorquées. Dans un usage multimédia total (du genre, je me tape un Divx dans mon pieu), l’UL30VT tiendra amplement 5/6h selon la résolution de votre vidéo et l’usage ou non des enceintes intégrées, etc.
L’ordinateur est léger, 1,7 kilos sur la balance, ce qui en fait un compagnon de tous les jours assez agréable finalement. Il est compact (13″), très fin (2cm dans sa partie la plus épaisse) et très bien ventilé. Car surprise : il ne chauffe pas. Preuve en est, j’écris ce billet depuis mon canapé, l’ordinateur proche des parties, et elles n’ont toujours pas grillé.
Côté design, il est évident que ce n’est pas la qualité Apple. Cet Asus est pourtant joliment fait: capot en aluminium brossé, finitions argentées et noires, clavier chiclet (chaque touche est dissociée, comme sur Mac encore une fois), plastique de bonne qualité et peu sensible aux traces de doigts. Le trackpad est multitouch (tiens… bon ça va, j’arrête), ce qui signifie, par exemple, que vous pourrez dérouler vos pages web d’un simple glissement de doigts. En parlant du trackpad d’ailleurs : n’écoutez pas trop ce qui se dit sur la toile, il est d’une étonnante qualité et réactivité, je n’avais pas souvent croisé ça sur PC; c’est assez rare pour être souligné.
Au rayon des petits plus, l’UL30VT embarque le mini-OS Express Gate d’Asus qui permet, via une touche spéciale de démarrer l’engin sur un système allégé alternatif en un temps record (8 secondes, je crois). Ce système permet d’avoir très vite accès à un browser internet, à un lecteur multimédia, à Skype, aux protocoles de chat divers, etc. L’ordinateur est livré avec une sacoche d’une belle qualité (j’en suis encore tout bouleversé) et adaptée au format 13″ contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, une petite souris noire Asus assez pratique. La garantie, quant à elle, culmine à 2 ans, sans frais supplémentaires : bonne nouvelle quoi.
Une bête conclusion sous forme de Plus et de Moins, ça ferait ringard, non ? Tant pis, ce billet est de toute manière assez indigeste, alors plus rien ne peut m’arrêter.
Les Plus :
- Un PC ultra-portable, sous 7 (64 bits), avec une autonomie record de 10h
- Compact, fin, léger, sans minimiser les performances (Dual Core, 4Go Ram, 500Go HDD, GeForce G210M)
- Polyvalent : la carte graphique dédiée permet de faire tourner quelques jeux sympas dont Half-Life 2, Tropico 3 ou les Sims 3 par exemple (certains font même tourner le dernier Call of Duty, à voir sur Youtube)
- Un design sympa, pour une fois
- Le trackpad, réactif et multitouch
- La connectivité (la sortie HDMI, c’est quand même super pratique)
- Le rapport qualité/prix plus que satisfaisant
- Les accessoires fournis, et la garantie de 2 ans
Les Moins :
- Design sympa, certes, mais loin de la qualité Apple
- L’écran brillant, c’est très discutable
- Les finitions plastiques autour du clavier; mon Dieu, ne mettez pas un MB Unibody à côté, vous auriez une attaque
- Un manque de puissance, peut-être, sur le long terme
- L’expérience utilisateur peut horrifier certains débutants (contrairement aux Mac) : Asus a la fâcheuse tendance à pré-installer des dizaines et dizaines (sans exagération aucune) de logiciels inutiles sur le système. Dès le premier démarrage, plus d’1Go de la mémoire vive est sollicité.
Bref, vous l’aurez compris, je suis globalement satisfait de mon achat. Je pense que ce modèle est, d’ici la sortie prochaine de son successeur (pour avril/mai vraisemblablement) qui intégrera la nouvelle génération de processeurs LV i5 de chez Intel, le meilleur rapport qualité/prix de sa gamme: à conseiller à tous ceux qui veulent l’autonomie, la portabilité sans sacrifier les performances.
Loin de moi l’idée de vouloir justifier l’écriture de cet article (je suis chez moi, je fais ce que je veux) mais vu le peu d’informations disponibles sur internet concernant ce modèle (mis à part quelques posts sur le forum d’Hardware.fr, qui m’ont quand même bien aiguillés), j’ai jugé bon d’ajouter mon grain de sel dans le néant 2.0. J’ajouterai quelques photos maison si vous le demandez.
A mes lecteurs assidus, à tous mes amis qui me traitent de geek à longueur de journée, et surtout à ma moitié : je m’excuse pour cette digression informatique indigeste.
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