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Blog franco-nippon à tendance freak NSFW. Humeurs, monologues, nostalgie en barre, WTF et amour du beau. Édition 2012.

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Posts Tagged ‘ japan ’

20 mars

De la virilité et du courage

Un mouvement se dégage. Sur twitter, mais pas que, l’on recense les français restés au Japon. On compte.

Presque comme si on allait me coller une étoile sur la chemise aussitôt rentré à Tokyo. Comme pour dire « lui, il est parti; vous pouvez le tondre ». On parle ici des français qui ne sont plus français; de ceux vivant entre deux mondes, tiraillés entre la volonté profonde de devenir plus japonais que les japonais et la conscience tragique qu’ils ne seront jamais perçus que comme des touristes qui auraient oublié leur appareil photo à l’hôtel.

Les symptômes, on les connait; tellement qu’on jurerait ne pas en souffrir. Se marier à une japonaise, passer très peu de temps devant un miroir, courber les vertèbres pendant des années, inverser l’évolution du sapiens pour atteindre une taille plus raisonnable, souffrir en silence lorsque les genoux sont pris en étau entre leur propre poids et la dureté d’un tatami dont ils disent raffoler. S’excuser plus que de raison, parler de traditions qui ne sont pas les leurs, sourire bêtement et se découvrir une passion pour un loisir dont on ne se rappelle jamais le nom.

Les intégrés quoi. Ou intégristes, à s’y méprendre.

Rester, maintenant. Rester, comme pour dire une nouvelle fois qu’il y a eux et les autres. Les étrangers au Japon, d’une part. Les français jouant au japonais de l’autre.

15 août

L’énigme qui valait 2 ans de loyer

Je t’ai déjà dit qu’à Tokyo, les prix des loyers étaient exorbitants. Tu sais que nous payons 1100 euros pour un appartement de moins de 30m². Bref, c’est dire si les loyers ici (et les cartes Suica remplies de Yens) sont l’objet d’étranges passions. Figure-toi que sur la gare de Shibuya, [...]

18 juillet

Landed Gaijin: Keitai Denwa, le sésame relationnel (2)

C’est fou comme les choses ont changé. Il y a encore 7 ans, lorsque j’habitais au Japon en home stay, le Japon était un microcosme hallucinant, grouillant de technologies incroyables pour un jeune adolescent français. Mon téléphone portable de l’époque, un Sanyo premier prix (je te laisse imaginer le haut-de-gamme), [...]

5 juillet
Posted in In Japan, Puratikku

Prospecter un appartement à Tokyo

Oui, bon, sauf si tu es gossbo et que tu me lis sous RSS, tu t’aperçois qu’Unko a changé de tenue. Non pas que je n’aimais pas l’ancienne version -le template était vraiment fantastique- mais je souhaitais avoir quelque chose de plus léger et surtout de plus adapté à mon [...]

29 mai
Posted in In Japan, Puratikku

Une histoire d’Internship VISA et de consulats japonais

Malgré le post-it du haut vois-tu, je suis encore en France. Je suis en instance de procédure de VISA. Parce que quand tu veux aller au Japon pour le boulot, il existe plusieurs façons de faire, et pas des moindres. Le fameux Working-Holiday, VISA salvateur pour plusieurs milliers de geeks en détresse, le Working VISA tout court, pour les expat’ et les gens talentueux, et le VISA Internship, pour les gens comme moi, en stage t’as vu.

Le VISA Internship, au fond, c’est pas vraiment compliqué. Et c’est déjà énorme qu’il existe étant donné que le mot « stage » n’existe même pas en termes nippon et qu’ils ont été contraints d’importer le mot américain. Donc, je te disais, c’est pas vraiment compliqué, il faut juste que ton école ou ton université puisse te délivrer une convention de stage en bonne et due forme, quelques dizaines de papiers chiants à remplir et à faire remplir à ton entreprise d’accueil, un peu d’huile de coude, un chèque d’une vingtaine d’euros, une photo et un passeport valide. C’est tout. Pas besoin de lettres de motivation évidemment. Par contre, il faudra prouver que tu as toutes les ressources nécessaires pour subsister dans le chaos japonais : et par « ressources », j’entend pognon, cela va de soi. Enfin, il te faudra tes billets d’avion, surtout le retour, histoire de dire à ces messieurs de l’immigration qu’en cas de problème(s), tu ne seras pas une charge de plus pour les finances endettées de l’État japonais.