16.fév.2010 La vraie image du Porno en France
Tu vas bien ? Ok, commençons. 70 personnes ont gentiment répondu au Unkopoll de Janvier/Février et je les en remercie. La question était, je vous le rappelle :
Pour vous, le porno c’est ?
Avoue que j’ai l’art de la rhétorique d’écrire dans cette merveilleuse formulation interrogative faussement négligée. Mais peu importe. A travers ce sondage, je voulais confirmer quelques certitudes : le français moyen est un gros cochon avide de cul, la française est pareille mais se le cache parfois. Il manque néanmoins quelques informations capitales dans le questionnaires; car, que ce soit clair, je n’ai pas pu diviser réponses d’hommes et femmes via ce caca de widget Wordpress que j’utilise pour mes Polls.
Bref, étudions les réponses. C’est croustillant.
Vous êtes donc 50% à penser que le porno est un merveilleux outil de masturbation et je vous remercie une nouvelle fois pour votre sincérité. Oui, oui et oui, les films pornographiques permettent à notre imagination de prendre un peu de vacances; rendez vous compte, à l’heure du Web 2.0, constamment à la recherche de contenus à partager sur nos blogs et réseaux, nous avons besoin de scènes crues, de pétasses mal sous-vêtementées (cette expression est déposée), d’outils démesurés, et d’une combinaison abrupte des deux items précédents.
17% d’entre nous sont un peu les John B. Root du quartier puisqu’ils pensent que le porno est un art délaissé et qu’il ne faut simplement pas confondre les torchons et les serviettes ! Parce que nous, on regarde pas n’importe quel gonzo brésilien analement servi sur un site gratuit alt-porn. Non, nous on est les gentlemen du porn : scénario, éclairage, casting, performance des actrices, tout est noté sur un papier pendant la projection. Nous, on est un peu les Cahiers de Cinéma Pornographique. On rigole pas avec l’art. Enfin pas trop.
14% des votants ont le sentiment que le porno est dégradant, pour les femmes bien sûr mais au delà de ça pour le sexe d’une manière plus globale. C’est un peu la droite chrétienne de l’échantillon, les Bayrouïstes quoi. Pour eux, par principe de précaution, une seule femme contrainte à la violente et perfide pornographie mérite qu’on annihile ce business et qu’on prive les 35 823 autres biatches restantes de leur bukkake quotidien.
Ils sont 14 autres pour 100 à avouer que les films X ont été source d’inspiration. Comment auraient-ils pu deviner que la brouette russe pouvait se faire sur une seule jambe ? Et le marteau piqueur alors ? Fondé sur des valeurs pédagogiques le porno est là pour nous éduquer au sexe performant : le sport du cul. D’ailleurs on dit souvent « une partie de jambe en l’air », « le sport de chambre », c’est pas innocent, hein. Rectifions deux petites choses à l’endroit de ces personnes : premièrement, mesdames, pas la peine de crier « YES, LIKE THAT, GIMME MORE », déjà c’est pas crédible, ensuite laissez ça aux actrices professionnelles qui, elles, sont bien obligées de faire quelque chose histoire de ne pas s’ennuyer pendant les longues prises de plusieurs dizaines de minutes de limage auxquels elles doivent se soustraire. Ensuite, messieurs, inutile de tapoter bêtement votre sexe contre le pied droit ou la joue gauche (au choix) de votre girlfriend… Ca ferait plagiat.
Enfin, les 4% d’obsédés sexuels clinique qui disent ne pas avoir besoin de porno pour s’adonner à ce plaisir moderne qu’est la reluque de culs numériques en 2.0. Bah non, ils font leurs propres sex-tapes: plusieurs caméras, plusieurs angles, et même parfois un ami de la famille qui vient filmer (il mettra bien un coup dans la motte, en passant, non ?). Chez eux l’ordinateur occupe une place prépondérante, ils ont une grosse carte graphique et encodent leurs exploits en trois formats distincts : le web avi pour partager sur RedTube, le mov QuickTime pour avoir de la HD à la maison et enfin le format DVD standard pour qu’un jour enfin, leur progéniture découvre ce trésor dans un tiroir et dans un excès de déprime (rapport qu’il aura vu ses parents s’emboîter en gros plan quand même) se suicide à l’anthrax un jour d’automne.
Merci; bientôt, un nouveau sondage.









