Malgré le post-it du haut vois-tu, je suis encore en France. Je suis en instance de procédure de VISA. Parce que quand tu veux aller au Japon pour le boulot, il existe plusieurs façons de faire, et pas des moindres. Le fameux Working-Holiday, VISA salvateur pour plusieurs milliers de geeks en détresse, le Working VISA tout court, pour les expat’ et les gens talentueux, et le VISA Internship, pour les gens comme moi, en stage t’as vu.
Le VISA Internship, au fond, c’est pas vraiment compliqué. Et c’est déjà énorme qu’il existe étant donné que le mot « stage » n’existe même pas en termes nippon et qu’ils ont été contraints d’importer le mot américain. Donc, je te disais, c’est pas vraiment compliqué, il faut juste que ton école ou ton université puisse te délivrer une convention de stage en bonne et due forme, quelques dizaines de papiers chiants à remplir et à faire remplir à ton entreprise d’accueil, un peu d’huile de coude, un chèque d’une vingtaine d’euros, une photo et un passeport valide. C’est tout. Pas besoin de lettres de motivation évidemment. Par contre, il faudra prouver que tu as toutes les ressources nécessaires pour subsister dans le chaos japonais : et par « ressources », j’entend pognon, cela va de soi. Enfin, il te faudra tes billets d’avion, surtout le retour, histoire de dire à ces messieurs de l’immigration qu’en cas de problème(s), tu ne seras pas une charge de plus pour les finances endettées de l’État japonais.