15.nov.2009 10 raisons de ne pas s’inscrire sur Twitter
Suite à une lecture de l’article « 10 bonnes raisons de détester Twitter » datant de mai 2009 sur Presse-Citron, j’ai décidé à l’occasion de ce week-end consacré aux tops (voir le top d’hier) de donner mes 10 raisons de ne pas s’inscrire sur Twitter. Alors évidemment, si vous êtes déjà utilisateur confirmé de Twitter, le sort en est jeté : vous êtes addicts, vous poursuivez une course infernale aux followers et chaque moment de votre journée est une occasion supplémentaire de rajouter 140 caractères (maximum) à ce grand bouillonnement qu’est déjà Internet.
Étant nouvel abonné sur Twitter, je me rappelle encore (et bien) à quel point j’étais sceptique à ce sujet : « à quoi ça sert ? », « comment ça marche ? », « ya des français quelque part ? », « j’ai rien à dire ». Suivent quelques inscriptions compulsives : il faut dire, je ne voulais pas louper le coche Twitter. Je me souviens avoir créé un compte il y a près de deux ans suite à un article « Buzz » dans les Inrockuptibles. 2 minutes plus tard, il était déjà à l’abandon. Et c’est paradoxalement là le drame de Twitter (salvateur néanmoins, leur business model étant véritablement bancal au possible) :
- « J’suis pas un pigeon ! »
Ce n’est pas parce que Christian Estrosi se permet de faire quelques sorties via Twitter que vous devez en faire de même ! Vous assumez votre côté rebelle, vous ne céderez pas à l’appel de la hype : Twitter, ce sera sans vous, et puis c’est tout ! Ah, vous disiez la même chose il y a deux ans à propos de Facebook ? Aujourd’hui, vous faites chier tous vos contacts avec des groupes et des notifications d’applications ? Peu importe ! - Vos amis n’y sont même pas
Votre prochosphère n’a pas rejoint le mouvement. Vous ne pourrez de toute manière communiquer avec personne. Dire « j’ai faim » ou « bonne nuit » n’a alors plus de sens, vos collègues de travail ne le sauront jamais. - Vos amis tweetent mais ce sont tous de gros cons
De toute manière, vous détestez vos amis, vous en avez très peu et il se trouve que commenter leur statuts Facebook à base de « Woaw ! Super la soirée d’hier soir » vous énerve déjà assez pour en rajouter une couche sur Twitter. Je vous ai compris. - Vous n’avez pas le temps
Twitter ne vaut la peine que si vous avez un minimum de temps à lui accorder. Il faut se faire des contacts, être régulier et un minimum pertinent. Lorsque vous postez, si les deux seules personnes à vous lire sont « KristinaSexyBitch » et « JeanMichelPTT », vous ne ressentirez que peu de plaisir. Je le sais bien, vous êtes moins d’une vingtaine à me faire confiance sur Twitter; mais moi, je fais dans le qualitatif, c’est différent (contrôle en douceur). - Vous étiez populaire(s) au lycée
Selon l’adage bien connu « Populaire au secondaire, baltringue sur Twitter », ce monde n’est pas fait pour vous. Comprenez moi bien : les personnalités régnant en maître sur Twitter sont ceux là même dont vous vous moquiez au collège et lycée. L’heure de la revanche a sonné, alors surtout, n’approchez pas; un tweeteur, ça mord. - Vous pensez ne pas faire le poids
Et vous auriez sûrement raison. Twitter, c’est la loi du plus fort. Sarcasmes, cynisme, ironie, rejet du bonheur et escarmouches verbales sont les concepts de base du savoir vivre sur Twitter. A ceci près que ce point ne concerne que les politiques, peoples et les personnalités les plus influentes du web. Parfois même entre eux. Moi je les envie. - « J’me la pète sur MySpace »
Vous êtes encore sur MySpace et vous ne le quitteriez pour rien au monde. Vous avez dit non à Facebook, il en sera de même pour Twitter. Et puis hors de question de tirer un trait sur vos 12223 amis et vos 8769 commentaires publiés. Qui plus est, vous avez cherché Tom sur Twitter, et il n’y était même pas. La loose. - « Moi, je tweet IRL »
Vous êtes accros aux post-it, vous en laissez partout dans votre grand et luxueux 30m² parisien, au point même que ça exaspère tout votre entourage. D’ailleurs, vous n’avez même pas franchi le pas des Widgets post-it sur votre Vista Familial over crashé : vous la jouez à l’ancienne et décorez votre écran de magnifiques feuilles de papier jaunes. Vous tweetez, oui, mais dans la vraie vie ! - Vous vous foutez des tétons de Rihanna
(Non, vous n’aurez pas le lien; ils sont même pas beaux) Connaître le buzz du jour avant tout le monde, ça ne vous intéresse pas plus que ça. Les tétons de Rihanna, la dernière sex-tape d’Ashton Kutcher (il n’y en a aucune; laissez-moi bosser mon référencement Google tranquille s’il vous plaît !), la dernière méthode e-marketing à la mode, vous n’en avez strictement rien à fiche. Aucune raison de s’inscrire à Twitter alors. Non, aucune. - Vous draguez déjà sur MSN
Les réseaux sociaux sont pour vous une source de bien-être sexuel (chacun son truc). Vous web-draguez. Du coup, Twitter Co. n’ayant pas encore développé d’interface de visio-conférence (afin de sortir le plus subtil de vos coups : « t dispo pr 1 cam ot ? j 1 gros shibr« ). Vous ne trouverez rien, ou presque sur Twitter. Inutile de vous inscrire donc. Pour ceux qui voudraient tout de même tenter l’expérience, veuillez vous reportez sur le (très) bon article d’Aede (« Draguer sur Twitter : les erreurs à éviter »)
Jeune utilisateur de Twitter, je me rends compte qu’il est l’un des rares réseaux sociaux à prendre la forme que l’on souhaite lui donner. Vous souhaitez suivre des flux d’informations en continu, voir s’afficher les pensées et mots d’esprit de nos amis politiques et people ? Vous souhaitez communiquer avec vos amis ? Draguer ? Informer (sous réserve d’avoir quelque chose de réellement intéressant à signaler) ? Twitter sera ce que vous en ferez.









